Samedi 7 avril 2007

Le principe fondamental de la rénovation urbaine est fondée sur l'obligation d'avoir une construction pour une démolition. Qu'en est-il en Essonne ? De 2002 à 2006, l'Etat a détruit 963 logements pour en reconstruire 688, soit une perte de 275 logements. Alors que 24 000 familles attendent parfois depuis des années.

Dans un article du Parisien du 01-03-2007, le préfet à l'égalité des chances, voire de mal chance pour ceux qui n'ont pas de logement, nous explique qu' " il est parfois difficile de construire faute de terrain ". Il est rassurant pour nos concitoyens qu'un préfet ne vérifie pas où il va reconstruire avant de démolir !

Dans ce même article, Mr le Préfet explique ce déficit en disant " on a un léger retard mais ça n'est pas catastrophique ", il faut vraiment avoir un logement pour tenir de tels propos. Toujours est-il que pour ceux qui attendent un logement, c'est véritablement une catastrophe.

Nous vous invitons à sanctionner ce gouvernement, ses députés, dont Mr Tron, et UDF qui ont défendu cette politique.

Par avancons ensemble - Publié dans : Expression dans le Spinolien Mag
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Vendredi 6 avril 2007

P.G. : Le Centre Commercial Principal (CCP) et ses commerces vont mal, que faut-il faire ?

Mourad LEBCIR : " Tout d'abord, je rappellerai que ce centre a déjà été réhabilité en 1992. Mais à l'époque, le travail a été plus centré sur l'aspect esthétique que pratique. C'est pourquoi, je pense qu'il nous faut intervenir en même temps sur trois axes majeurs :

  • - Rendre visible et accessible les commerces depuis le RD 94 par un réaménagement et la création de places de parking.
  • - Garantir la propreté et la sécurité. Il faut que cette dalle devienne publique. En effet, le fait qu'elle soit privée ne nous permet pas d'intervenir en terme d'entretien. En outre, elle est fréqauentée par tous les Spinoliens, il n'est donc pas acceptable que seuls les copropriétaires supportent les charges d'entretien. La réfection de la dalle doit être faite en même temps que le réaménagement des commerces. En ce qui concerne la sécurité, je suis tout à fait satisfait qu'ont ait pu obtenir l'implantation de la Police Municipale au sein du CCP, comme je l'avais demandé, même si elle ne se fait pas en lieu et place du café Le Sénart. Je reste convaincu qu'il faut mettre en place un système de vidéo surveillance pour des raisons de sécurisation et de confort des usagers, tout en étant conscient que cela soulève certaines interrogations.
  • - Favoriser le développement économique et améliorer la diversité des commerces. Dans cette optique, il nous faut d'abord nous approprier les structures commerciales se situant sur la dalle. Il est nécessaire de rendre plus visible et plus accessible le Franprix qui doit se retrouver au centre de ce réaménagement. Ainsi, nous pourrions intervenir sur 2 leviers. Dans un premier temps, nous favoriserons la diversité des commerces par l'implantation d'une charcuterie, d'un poissonnier, d'un fromager, etc. afin d'atténuer l'aspect ethnique que prend le CCP. Puis nous interviendrons sur l'environnement économique du CCP. En effet, la présence de CORA à Boussy et de Novoviande à Brunoy par exemple, ne permet pas aux commerces de proximité de rivaliser sur les prix alors qu'ils créent du lien. Il faut atténuer les charges de loyer et de fonctionnement afin de permettre aux commerçants d'appliquer des prix alignés sur ceux des grandes structures voisines. Ainsi, les Spinoliens bénéficieront de tarifs plus attractifs ".

P.G. Qui paiera pour ces projets ?

Mourad LEBCIR : " L'ANRU, dans le cadre du Projet de Rénovation urbaine (PRU) dans lequel 120 millions d'euros pourraient être investis par l'Etat si le projet est validé. Il est regrettable que l'utilisation de cette somme, par manque de terrains disponibles, serve à réduire le logement social. C'est d'ailleurs une des grandes erreurs de ce gouvernement que le député Georges TRON soutient depuis le début à Epinay au détriment du bon sens. Je pense fondamentalement qu'on devrait utiliser cet argent autrement et sur 3 aspects :

  • - Créer un véritable centre ville, dynamique et diversifié dans le cadre d'une revalorisation des commerces et des services publics.
  • - Cela doit aussi permettre de réhabiliter les logements par une réhabilitation lourde : plomberie, sanitaire, électricité, sol, mur, ravalement du bâti et des parties communes (ascenseurs, cages d'escaliers...).
  • - Créer des aires de jeux et poursuivre la rénovation de la voirie et de l'éclairage public ".

 

Par avancons ensemble - Publié dans : Expression dans le Priorité à Gauche
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Mardi 20 mars 2007

Retards et incidents techniques à répétition, inconfort des trains, manque d'information des usagers... tel est le quotidien des usagers de la ligne D du RER.

Correspondances Bus - RER inadaptées, absence de desserte dans certains quartiers et établissements scolaires... telle est aussi la vie de tous les jours des usagers du canton d'Epinay-sous-Sénart.

Il reste beaucoup à faire en matière de transports en commun dans le Val d'Yerres pour améliorer les conditions de transport et tarifaires des usagers.

Depuis deux ans, sous l'impulsion de Thierry MANDON, 1er Vice-président du Conseil Général, les communes desservies par le ligne D du RER et le Conseil Général de l'Essonne, soutenus par les organisations syndicales de la SNCF, sont mobilisés pour l'exigence d'un service public de qualité.

Vous avez été nombreux à vous exprimer et à vous mobiliser par pétition pour la modernisation et l'amélioration de la ligne D du RER. Grâce à cette mobilisation, des premiers résultats ont été obtenus auprès de la SNCF. Un plan d'urgence est en cours pour permettre le renouvellement des rames, la sécurisation des voies et l'amélioration de l'informatin donnée aux usagers. Mais ce plan est encore insuffisant, il faut donc ensemble, poursuivre les efforts.

La question du transport en commun dans le Val d'Yerres est un enjeu majeur. Des milliers d'usagers du canton les utilisent au quotidien pour se déplacer. C'est pourquoi, nous vous invitons à venir nombreux à la réunion publique :

Lundi 26 mars à 20h30

salle Georges Pompidou

91860 Epinay-sous-Sénart

en présence de

Thierry MANDON

1er Vice-président du Conseil Général de l'Essonne

 

Venez nombreux vous exprimer puis recherchons ensemble les solutions et les actions à mener pour améliorer nos conditions de transport.

 

Mourad LEBCIR

Président du groupe des élus

Socialistes et Républicains

Par avancons ensemble - Publié dans : Réunion publique
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Vendredi 2 février 2007

Dès la construction de la ville nouvelle à la fin des années 60, Epinay disposait de plus de 2 400 logements sociaux conventionnés (plus de 50% de l'effectif total de la commune).

Au fil des ans, ont eu lieu une destruction (la " barre " de la place du marché en centre ville au niveau de l'actuel jet d'eau) et des ventes de logements aux adresses suivantes :

  • 2 Guy de Maupassant
  • 1, 3 et 5 villa Beethoven
  • 1 et 3 rue du Petit Pont
  • 1, 3 et 5 rue Bizet
  • 2 et 4 Rossini
  • 5, 7, 9, 12, 14 et 16 avenue Charles Gounod
  • 6 villa Jacques Offenbach
  • 8 villa Mozart

Aujourd'hui, il faut distinguer le parc de logements sociaux de SCIC Habitat Ile-de-france SNI et le parc de logements d'ICADE Patrimoine, société dorénavant côtée en bourse. Ce sont donc 880 logements qui ont été déconventionnés récemment et qui ne font plus parti du parc social. Les logements d'ICADE Patrimoine se situent sur les quartiers suivants :

  • Avenue Victor Hugo
  • Rue Anatole France
  • Villa Guy de Maupassant
  • Villa Edmond Rostand
  • villa Frédéric Chopin
  • rue Johann Strauss
  • Villa Mozart
  • Avenue Charles Gounod
  • rue Alexandre Dumas
  • Cours J.-J. Rousseau
  • Place du Marché
  • Rue du Petit Pont
  • Rue Jacques Weber

Après les ventes de ces dernières années, l'effectif de logements collectifs en copropriété se monte à 19583 et se réparti principalement sur trois grand ensembles :

  • Quartier des Provinces Françaises
  • Quartier Talma
  • Quartier du Centre Commercial principal

D'autres sont éparpillés sur le reste de la ville y compris le Vieil Epinay.

Sur près de 20 ans, le parc social conventionné s'est réduit aux derniers 1 194 logements de SCIC Habitat Ile-de-France SNI, répartis sur les quartiers suivants :

  • Les Cinéastes (anciennement Gerbeaux)
  • La Plaine 3 (Villas Berlioz, Beethoven, Offenbach et Rues Rossini et Gounod).

 

Statistiques 2006 sur les demandes de logement social à Epinay :

  • - Nombre de logements sociaux HLM dont la Mairie est réservataire sur le patrimoine du bailleur social : 283 (dont 194 aux Cinéastes et 99 sur la Plaine 3).
  • - Nombre de nouvelles demandes transmises par la Mairie à la Préfecture en 2006 : 195
  • - Nombre de personnes reçues par le Service Logement en 2006 : 1 247
  • - Nombre de logements attribués par la SCIC : 86 (dont 22 sur le quota Mairie).

Tous ces chiffres donnent l'ampleur de la crise du logement sur notre commune. Ils illustrent aussi, à travers la privatisation d'ICADE Patrimoine et les ventes successives d'immeubles, le destin commun de tous les Spinoliens, que beaucoup veulent opposer en citant : classes populaires des HLM d'un côté, copropriétaires de l'autre...

Les seconds ont bien souvent appartenu au premier groupe et les locataires aspirent à accéder à la propriété. Tous souhaitent voir leur condition s'amléiorer et s'inquiètent pour l'avenir de leurs proches. Où logeront leurs enfants ?

Par avancons ensemble - Publié dans : Lettre des élus Socialistes et Républicains
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Vendredi 2 février 2007

Crise du logement, la presse l'expose, les Français la subisse.

L'action menée par " Les Enfants de Don Quichotte " sur la situation critique des SDF, relayée cet hiver par les médias, touche et indigne les Français. Cette initiative et la disparition de l'Abbé Pierre, dont je salue le courage, l'abnégation et la détermination, et son combat de plus d'un demi-siècle avec " Emmaus " ont réactivé la question du logement en France.

Les chiffres de l'INSEE donnent l'ampleur de la catastrophe : 800 000 personnes ont eu à un moment donné l'expérience de la rue. Un récent sondage BVA commandé par l'association " Emmaus " indique que près d'un Français sur deux a peur de dtomber dans l'exclusion et pense qu'il pourrait devenir un sans-abri.

Insuffisante voire inefficace, la solidarité nationale fabrique la précarité. Les dispositifs d'hébergements sociaux, d'urgences et temporaires, les nuîtées d'hôtels insalubres, conçus à l'origine pour les plus démunis sont aujourd'hui engorgés, nombreux à être occupés par des salariés à faibles revenus avec des contrats de travail, précaires ou pas. Notre système économique produit de nouveaux exclus : les salariés.

Cette crise touche toutes les familles, à faibles ou moyens revenus qui, si elles ont un toît, subissent des loyers et des charges en constante augmentation, supérieure en moyenne à la croissance de leurs revenus... Lorsque ces derniers ne chutent pas pour cause de chômage ou de temps partiel imposé !

Les propriétaires ne sont pas plus protégés : durée du crédit immobilier de plus en plus longue, de 15 à 30 ans ; mensualités de remboursement évaluées en moyenne à 700 € par ménage ; charges et impôts locaux en hausse (augmentation du coût des combustibles pour le chauffage, taxes foncières qui s'envolents).

Cette situation est aggravée par la transformation de la société qui nécessite plus de logements : allongement de la vie et augmentation de la population, accroissement du nombre de célibataires et de familles monoparentales. Le pays manquerait déjà plus de 900 000 logements !

La volonté et l'action politique doivent impérativement reprendre en main et transformer ce système collectif en faillite qui banalise et accélère l'exclusion. ce sujet ne manquera pas d'être au coeur des campagnes électorales ; présidentielle et législative cette année.

 

AGIR AVEC DETERMINATION POUR LE LOGEMENT SOCIAL

Un programme d'envergure sans précédent doit être engagé pour construire 400 000 logements sociaux par en jusqu'en 2010. Pour atteindre un tel objectif, il est indispensable de débloquer des moyens financiers considérables et de les accompagner de mesures efficaces comme :

  • - Dresser une carte par région des fonciers disponibles (terrains libres à la construction).
  • - Rendre obligatoire la construction de logements en cas de foncier disponibles au lieu d'appliquer une amende aux communes qui ont moins de 20% de logements sociaux.
  • - Faire porter ce dispositif par l'Etat afin de ne pas soumettre les élus locaux à la pression électoraliste.

Mourad LEBCIR

Lettre des élus socialistes et républicains - Janvier 2007

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