La question environnementale va, révolutionner tous les comportements, que ce soit du consommateur, du producteur industriel, agricole, du citoyen mais aussi de la recherche scientifique. L'économie a puisé sans aucune limite et sans aucun frein dans les ressources de la planète. Aujourd'hui, le réchauffement climatique produit déjà des sinistres considérables et crée des migrations de populations diverses.
La crise climatique, à laquelle il faut s'atteler rapidement avant que les dégâts ne soient irrémédiables, doit nous conduire à bâtir un nouvel horizon, économique, social et démocratique.
Quelle mondialisation ?
Notre modèle économique mondial, issu de l'industrialisation, repose sur la consommation d'énergies non renouvelables : pétrole, gaz, charbon, uranium. Ce dernier, énergie nucléaire, pose la problématique du traitement des déchets dans la durée. Ces énergies fossiles ont favorisées la création de produits de consommation sur lesquels reposent la croissance et à travers elle la création d'emplois. Cette philosophie de croissance effrénée a favorisé l'idée de l'impuissance politique.
En remettant en cause l'émission de gaz à effet de serre, les accords de Kyoto ont, pour la première fois, érigés comme prioritaire l'impératif moral écologique à l'ordre économique mondial établi. Les Etats ou les organes supranationaux, doivent aujourd'hui redéfinir des outils de régulation extrêmement puissants pour imaginer notre avenir en dehors des catastrophes naturelles dont nous soupçonnons le rapprochement et observons la multiplication. Nous devons alors nous préparer à la conversion d'une nouvelle forme d'échange économique.
Une nouvelle frontière économique et sociale
Un nouvel ordre économique et industriel est en marche. Pour preuve, on constate, depuis quelques années,dans tous les salons de l'habitat la multiplication des moyens disponibles pour économiser l'énergie. Cependant, ces nouveaux instruments restent trop onéreux, donc pas encore accessible à tous.
Dans une étude récente, l'Union européenne révèle que le recyclage des déchets et le traitement des transports polluants (avion, voiture, bateau...) sont évalués à 550 milliards de dollars. Imaginons ce que cette révolution écologique peut nous permettre aujourd'hui d'engager et de produire en terme d'emplois, d'industries nouvelles, de laboratoires de recherche, d'investissements... donc d'économie active, productive et prospère.
Ce sont là des éléments positifs, mais nous avons aussi à envisager les périls sociaux qui interviendraient du fait de l'absence de maîtrise d'une telle mutation économique.
Parce que les ménages désargentés ne pourront ni investir dans des énergies renouvelables ni boucler leurs fins de mois face aux réajustements fiscaux qui vont devoir s'imposer (surenchérissement des prix de l'énergie et du transport), la crise sociale sera dévastatrice.
Espaces privés / espaces publics
La question de la responsabilité et des devoirs individuels est importante. Dès lors que nous changeons les règles du jeu de consommation et de production dans une économie de pénurie énergétique, le civisme va changer de nature. Les choix considérés comme relevant de la vie privée devront supporter une ingérence publique (gestion de l'eau, des déchets, de nos déplacements...).
Dès lors que nous évoluons dans un systèlme de rareté énergétique et que nous allons rationner le gaz carbonique, la question du bien rare va devenir un sujet fondamental pour les citoyens.
La question environnementale : un enjeu planétaire, des actions locales
Parce que la question environnementale est globale, elle doit d'abord être traitée par de fortes implications locales. Et cela dépend de chacun de nous : les municipalités doivent mener des actions concrètes améliorant le cadre de vie et les habitants opter pour des gestes qui en garantissent la qualité.
Je suis convaincu que les collectivités locales sont l'échelon le plus pertinent pour sensibiliser et agir car elles sont responsables des investissements, de l'aménagement du territoire mais surtout parce que l'élu local, du fait de sa proximité, est l'intermédiaire entre les habitants et le système politique tout entier.
Demain, à Epinay, nous mettrons au coeur de notre projet municipal cette question primordiale en favorisant :
- L'utilisation des énergies renouvelables (énergie de la terre : géothermie, énergie du soleil : panneaux solaires..., énergie du vent : éolien) dans l'habitat, le transport en commun
- Le traitement des eaux de pluies pour les sanitaires et les jardins publics et privés
- L'amélioration de l'eau potable pour réduire l'utilisation de bouteille d'eau en plastique
- Le traitement des déchets en émaliorant le tri sélectif et le stockage.
La sensibilisation et la participation des habitants sont indissociables. Dans leur majorité, nos concitoyens ont compris qu'il s'agit de questions déterminantes pour la préservation de notre planète et la santé publique. Ils ont compris que le sujet est suffisamment grave pour le remettre à plus tard mais ce constat engendre une angoisse : comment allons-nous résoudre tout ça ?
C'est pourquoi, ensemble, nous devons mettre tout en eouvre pour que cette prise de conscience se généralise.
Les élus du groupe Socialiste et Républicain
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